Le partage de la valeur ajoutée

   


La crise sans précédent que nous traversons a mis en lumière de nombreux déséquilibres, notamment en matière de partage de la richesse créée en entreprise : déséquilibre du partage entre les actionnaires et les salariés mais également déséquilibre du partage entre dirigeants et salariés au sein de l’entreprise.

Certains expliquent ces déséquilibres par une évolution du partage de la valeur ajoutée qui se serait faite au détriment des salaires, sous l’effet conjugué :
- d’exigences de rentabilité excessives du capital, complètement décorrélée de la croissance effective de l’activité des entreprises ;
- de pressions à la baisse sur la rémunération du travail engendrée par la concurrence des pays émergents.

Souffrons-nous toutefois réellement d’un problème de partage inéquitable de la valeur ajoutée ou tout ceci n’est-il que l’expression momentanée d’un mécontentement ou d’angoisses liées à la brutalité de la crise qui nous frappe ?

Car il ne faut pas non plus que la crise nous fasse d’un seul coup oublier tout ce que nous disions avant la crise, et qui n’est pas devenu faux pour autant : la France a un problème de productivité et de concentration de l’emploi dans les faibles qualifications, qui explique en partie la faible progression des salaires les plus bas.

Pourtant, une chose est sûre, et nous devons la prendre en compte : les salariés des classes moyennes ont le sentiment d’une dégradation relative de leur situation. Comment l’expliquer ? Comment y remédier ?

Quatre sujets sont abordés au cours de ce débat : Quelle gouvernance pour les entreprises socialement responsables ? Comment aller vers plus d’équité et d’efficacité dans la rémunération des patrons ? Comment mieux partager la performance collective ? Comment mieux partager/mutualiser les risques entre actionnaires et salariés ?